Reliure à la ligne

Reliure à la ligne

jeudi 15 décembre 2011

Une histoire de plis, un peu com PLI quée.

Pliage de Vincent Floderer
J'ai assisté dernièrement à une conférence organisée par l'ARA (Amis de la Reliure d'Art), donnée par Vincent Floderer, "chercheur en plis et froissage". C'est ainsi que je le nommerai.
Il fait partie du CRIMP (Centre de recherche international de modélisation par le pli) .
En allant suivre cet conférence je ne m'attendais à rien, ne sachant pas du tout sous quelle forme cela se passerai : et bien que vous dire ? Cela fut une vraie découverte , un monde inconnu c'est ouvert à moi.
Un monde très poétique,mystérieux, compliqué. Mais très très beau.
Pliages de Victor Coeurjoly.



Je vous laisse découvrir cet univers du pli que Vincent Floderer a cherché à nous ex-pli-quer, en du-pli-quant, multi-pli-ant, avec plus ou moins de sim-pli-cité, évitant les com-pli-cations.
Tout ceci pour vous dire qu'en cette période de fin d'année, nous avons emprunté pendant quelques heures, le chemin du merveilleux avec beaucoup de bonheur.

Voici le lien du site du CRIMP : http://www.le-crimp.org

dimanche 2 octobre 2011

Exposition et portes ouvertes : le cru 2011

La journée était magnifique ce mercredi 28 septembre pour accueillir dans l'atelier les amis et amateurs de reliure contemporaine. Et c'était un réel bienfait car bien souvent c'est le froid, voir la pluie qui sont au rendez-vous.
Nous avons travaillé cette année sur les petits livres.
Christine a réalisé toute une série de petits livres avec toutes les différentes structures qu'elle a apprise depuis qu'elle est à l'atelier et a confectionné un petit meuble bibliothèque miniature (avec une caisse de vin) pour protéger sa collection de reliures.
Petite bibliothèque pour petits livres ( Christine)
Je laisse le choix à chacun de choisir sa structure, choix qui ce fait en fonction du livre et de la préférence du relieur pour une reliure avec laquelle il se sent à l'aise et dont l’exécution lui convient le mieux. Il y a des montages avec lesquels cela ne fonctionne pas. On n'insiste pas.
Il y a les inconditionnels de la peau. Poncée, teintée en craquelures, à bandes ...
" Les églises de Saintonge" : Peau poncée. ( Martine)
Teinture en craquelures. ( Mauricette)
Mauricette a choisi un décor avec une teinture sur craquelures pour les poésies de Victor Hugo. 


Et puis ceux qui restent minimalistes, avec une simple empreinte.
Elisabeth a choisi du gris et un cor pour le discours de Jules Verne sur la chasse.
Empreinte de cor de chasse. ( Elisabeth)


Livres en boite. ( Jocelyne)

Pour ne pas risquer de perdre des livres si petits, Jocelyne les réunis dans une boite livre. 


Jacqueline choisi une reliure classique pour la généalogie des Bourbon. Dos à nerfs,  mais les cahiers sont montés sur onglets. Cela protège le livre et aide au confort de la lecture.
Reliure classique 4 nerfs avec montage des cahiers sur onglets.          ( Jacqueline)
Reliures à l'orientale. ( Brigitte)


Le stage de papiers linogravés est mis à profit pour les reliures orientales de Brigitte, qui laisse le bloc de montage apparent. 
Détail bloc de montage ( Brigitte)


Belle harmonie avec les cartes de Lyon et les bulles qui se laissent voir. 
Comme toujours nous cherchons a attendre le juste équilibre entre création, technique et savoir faire, harmonie entre le livre et la reliure. Tout cela n'est pas facile à atteindre, il faut du travail, du temps et de la patience. Pour moi, qui cherche à l'inculquer et pour ceux avec qui je travaille : il faut faire, faire et refaire.


Heureusement chaque année le témoignage des visiteurs qui apprécient et qui nous le disent, conforte notre application. 


( Diaporama sur la droite du blog )

dimanche 24 juillet 2011

Stage à la carte en juillet.

Reliures à l'orientale et charnières piano.
4 jours pour 3 structures différentes. A son rythmme, sans pression ou presque.

Structure croisée


Mireille et Thérèse avaient choisi la reliure à l'orientale, Babeth et Martine, les charnières piano, et Elisabeth, la structure croisée.






La reliure à charnières piano et la reliure à l'orientale ont ceci de commun que les cahiers sont montés sur onglets. Onglets papier pour les charnières piano et onglets en Tyvec pour l'orientale. 
Ce principe est un excellent moyen de conservation puisqu'il protège les cahiers de tout collage.
L'ouverture du livre en est aussi facilitée et par voie de conséquence on a un bon confort à la lecture .
Couture de l'onglet en Tyvec sur le fonds du cahier
Charnières piano avec gardes linogravées.
Comme toujours la charnière piano requiert beaucoup de précision et le passage des tiges métalliques ne laisse pas de place à l'approximation. 














Mais les entrelacs de couleurs pour les onglets du dos rendent toujours un résultat particulier et inattendu au montage. L'effet est toujours au rendez-vous.

L'élagage et le collage de la garde de couleur en peau pour la structure croisée est un moment qui se passe parfois en apnée, mais Elisabeth s'en est très bien sortie et avec sa peau oasis le résultat était très réussi.


Mireille et Thérèse ont fait des décors sur leurs plats : 

Incrustation de ronds en peau sur les bords avant et arrière pour le livre sur la mer de Mireille



et une empreinte avec collage d'un papier pour celui de Thérèse.


Après cette dernière semaine studieuse, l'atelier ferme ses portes pour l'été.


Je souhaite un beau mois d'août à toutes et tous et vous retrouve à la rentrée à partir du 13 septembre.

dimanche 29 mai 2011

Quatre jours à la Xè FIRA de l'ARA à Bruges.

Je rentre de Belgique où j'ai passé 4 jours délicieux à Bruges, avec 6 de mes élèves.
Nous n'avons pas perdu une seconde durant notre séjour, pour parcourir le vieux Bruges et nous imprégner de l'ambiance chaleureuse de ces maisons aux pignons de briques rousses, baignées par les canaux.

Nous nous sommes régalés les yeux (et pas seulement les yeux d'ailleurs,la bière belge est bonne et les chocolats goûteux) pendant ces 4 journées, où nous avons arpenté les ruelles du centre dans tout les sens ; le Mark et son Beffroi aux 366 marches, le Burg et l'hôtel de ville avec sa superbe salle gothique,les canaux en bateau, le Memling in Sint Jan Hospitaal museum et le Groeningemuseum où nous avons pu admirer des  primitifs flamands qui nous ont laissés sans voix (quelle merveille) et aussi le béguinage. Tout cela  n'a plus de secrets pour nous.

Comme le dit un proverbe chinois :
" Quand la chaussure va, on ne pense pas au pied". Les chaussures allaient.

L'exposition de reliures, but de notre voyage, était elle aussi fort belle. Plus de 200 livres étaient exposés dans la bibliothèque BIERKOF, en plein centre.
La France était bien évidement très présente mais des relieurs italiens,espagnols,américains,israéliens,suisses,belges,canadiensgrecs,estoniens,japonais,australiens,portugais, hollandais, polonais,tchèques et brésiliens, ont également montré leur savoir faire.
Nous sommes revenus 3 fois pour prendre le temps de voir et revoir. Les techniques, si différentes et souvent innovantes: la reliure criss cross a été source de questionnement.Et au delà de la technique c'était très stimulant de voir les créations, pour certaines très bien finies, harmonieuses et minimalistes, celles-ci à mon goût, magnifiques.
Sün EVRARD 













Sün EVRARD comme toujours a fait des merveilles,
T.DAGMAR (détail)






Tenner DAGMAR avec un livre en papier blanc m'a ravie par la pureté de sa reliure, Anne GIORDAN par sa très grande technicité et la qualité de sa dorure mosaïquée,


J.L FACCIOLI





 Jean-Louis FACCIOLI par l'originalité de sa structure,
Rose-Marie DATH par l'harmonie de ses couleurs.
Beaucoup d'autres, et je ne peux pas tous les citer, ont attirés mon regard et retenus mon attention.
"REFLETS"
Vendredi matin j'ai assisté aux conférences d'Odette Drapeau "La reliure au 21ème siècle, défi et innovation" ainsi qu'à celle de Michel Wittock, fondateur et président de la bibliothèque Wittockiana et grand collectionneur, qui a parlé de ces attentes de bibliophile avec une grande générosité. Durant toute sa très intéressante  intervention, j'ai été frappée par la grande affection de cet homme délicieux pour les relieurs et le monde du livre.
Nous avons également profité des quelques vitrines exposant des livres anciens et de ravissantes reliures en papiers dominotés.




Nous sommes tous repartis samedi, les yeux remplis des beautés vues durant ce séjour, et tous très heureux je crois d'avoir pu partager ces moments en excellente compagnie.

Diaporama sur la droite.

mercredi 18 mai 2011

L'exposition "Délire de livres"


Un petit groupe de l'atelier m'a accompagné vendredi dernier pour une visite de l'exposition "Délire de livres" à Chartres, dans la belle collégiale St André. 
Cette biennale que Chantal et Paul Leibenguth ont créés en 2005, réuni amateurs et professionnels, artistes, plasticiens, sculpteurs, peintres autour d'une oeuvre en accord avec notre époque.
Cette année le thème de l'exposition était autour du bleu, blanc et noir. 
Beaucoup de créations dans cette exposition, très diverses : 
 Des dentelles de papiers découpés , des pliages, sortes d'origamis autour de la forme livre, des livres de poèmes avec des tableaux en tissu, très réussis, 
beaucoup de livres d'artistes en accordéon.
Le délire de Sün Evrard


Cette année Sün participait à ce délire avec une "installation", que dire d'autre ?, en parchemin sur un texte de Jean Lissarague.
Cette photo vaut mieux qu'une longue explication 


























Françoise Roullier exposait aussi un livre d'artiste qu'elle avait illustré.

Le site de Délire de livres : http://www.am-arts.com/

Sur les bords de l'Eure.

mercredi 30 mars 2011

La reliure pour livres à dos collés

Voici un petit compte rendu du dernier stage à l'atelier.
Pendant 2 jours nous avons travaillé sur des livres de poche au dos collé bien entendu et sur une liasse de feuilles au format 21 X 29,7cm. 
Combien d'années ai-je toujours dit que les livres de poches ne se reliaient pas ! Cette technique permet enfin de leur redonner un peu d'éclat. Même avec peu de marge on peut rafraichir un livre complètement décollé.(Ceci dit, cette reliure n'est  adaptée qu'aux livres de travail, aux thèses, ou autre édition courante.)
Tous étaient donc en feuilles simples, collées ou non, et que nous voulions conserver pour faciliter la lecture. Martine voulait pouvoir relier sa pièce de théâtre, création de jeunesse.
Cette reliure consiste à percer le dos du livre pour passer un fil de lin qui consolide le simple collage d'origine.
Pour ceux qui avait un dos en bon état, nous avons simplement décollé les couvertures pour les remonter proprement, avec un décalage facilitant l'ouverture, ainsi que le dos pour qu'il soit visible en fin de livre. 
Martine et ses feuilles plus grand format a passé un peu de colle sur le dos de son paquet de feuilles pour qu'elles soient stabilisées et plus facile à travailler.
Il faut en effet percer très précisément le long du dos, à l'aide d'une mini perceuse, pour pouvoir passer un fil qui soutiendra la couverture et renforcera le dos collé.
Pour créer un pliage souple en peau, la couverture est assemblée avec des bandes de carte bulle qui sont percées à l'emporte pièce.



A l'aide d'un fil de lin la couverture est cousue au livre.
Voilà pourquoi il faut un perçage propre et précis pour que l'aiguille passe sans difficulté. 


Certains à l'atelier ont essuyés les plâtres des premières expériences : " Attention de ne pas forcer sur la mèche, elle se déforme et perce en biais !". 
N'est ce pas Geneviève ?
Gérard a utilisé le papier à la colle de sa femme Catherine. Travail en famille. Très beau résultat.
Chacun a ensuite crée une pièce de titre en papier que nous avons placée sur le dos des livres. 

Ils avaient belle allure.

dimanche 13 mars 2011

4 journées pour 3 stages.

La première journée de stage fut ludique, comme souvent avec les papiers linogravés. Cette fois-ci, après avoir proposé de ne pas faire trop de figuratif, Solange et Marcelle dessinent ... des soleils, des poissons, des cerfs-volants et des bonbons. Normal.
Il y avait des petits enfants dans l'air. 


Teintes vives obligent, nous avons baigné dans le violet, jaune, orange et autres couleurs acidulées. 
Il faisait un temps magnifique sur la Touraine ces 4 jours et dans l'atelier aussi le soleil était  présent ce vendredi.
Samedi fut un jour avec davantage de concentration pour le montage de documents épars. 
Gérard faisait un écrin pour l'histoire de sa maman: carte d'identité, acte de naissance ...Pas facile d'enfiler le fil dans le chat de l'aiguille!

Pour Jean-Claude c'est la période de la guerre de 1945 qu'il veut préserver : Tickets de rationnement, fiche de démobilisation, cartes...
Un témoignage d'une époque, une très intéressante conservation pour de tels documents.
Pour Marcelle c'était des années de "Bonne fête maman" qui allaient prendre forme.
Et Mireille conservait les articles de presse sur son danseur de fils.  
Chacun avait apporté son histoire avec lui.
Il fallu pour tous définir la taille définitive du livre à construire, faire des gabarits, couper les onglets, coller, coudre , une fois en haut, puis au milieu, enfin en bas. Équilibrer les épaisseurs. Et enfin assembler les cahiers.
Pour finir, chacun avait tout en ordre et bien réuni.
Vint ensuite le dernier stage sur les reliures de conservation.
Nous avions le projet de faire 3 reliures en 2 jours, en papier.
Solange et Marcelle avait prévu lors de la journée linogravure des cartes pour leurs reliures. 
2 jours intensifs donc pour faire une reliure à structure croisée, une reliure en cartes emboitées et une reliure sur rubans de parchemin.
Ces reliures sont réversibles car sans colle, les feuillets sont juste cousus. Ce peut être des reliures d'attente ou de simples reliures rapides à réaliser et qui offrent une multitude de possibilités de décors.
Pour une première ce fut une réussite. 4 jours d'affilés pour 3 stages différents c'était un bon condensé mais aussi une épreuve d'endurance.Certaines s'en souviendront, les fins de journées étaient difficiles.
 Mais la bonne humeur est restée jusqu'au bout, soutenue avec des tas de douceurs chocolatées, biscuitées et infusées.

Diaporama sur la droite du blog sous le programme.

vendredi 11 mars 2011

3 belles têtes.

Chose promise, chose due : voici les bronzes de
 Georges GILBERT CAZENEUVE terminés.
3 patines différentes qui chacune mettent en valeur 
la ligne épurée de ces visages.
Bronzes de Georges GILBERT CAZENEUVE.

dimanche 9 janvier 2011

La coulée du fondeur.

La caresse de l'artiste sur sa pièce.


J'ai eu la chance vendredi dernier, de pouvoir suivre mon frère, Georges Gilbert Cazeneuve chez son fondeur de bronze.
Il allait vérifier les cires justes coulées d'une de ses sculptures. 


Je vais donc essayer de vous rapporter, de manière très succincte, les explications sur le procédé de la coulée du bronze que m'a donné Ludovic, que je remercie encore.











Georges, sculpteur, a fait faire 3 bronzes d'une de ses sculptures. 
La technique employée pour faire ses bronzes est la plus belle, c'est celle qui emploie la technique de la cire perdue.
Moule en silicone dans sa gangue de plâtre.


Dans un premier temps un moulage de sa pièce sculptée est réalisé en silicone et, pour solidifier le moule, il est entouré d'une gangue en plâtre.Le moule est en 2 parties qui sont les 2 moitiés de la pièce.


Détail du moule.






Cire d'abeille teintée au noir de fumée.











L'intérieur des 2 demi-moules est alors enduit au pinceau, avec de la cire d'abeille, teintée au noir de fumée. Cela permet de voir les manques sur le moule blanc.










Après séchage, les 2 parties du moule sont rassemblées et maintenues avec du scotch ! 
Si, si.








L'opération suivante, à laquelle j'ai eu la chance d'assister, consiste à faire couler de la cire, (qui doit être évidement à la juste température) dans le moule, par un trou qui est à la base du moule. Il peut y avoir plusieurs ouvertures selon la grosseur du moule, sur la photo l'on peut voir 3 trous.
Cette "coulée de cire" donnera une réplique en cire de l'original.





A cette étape on voit toute l'expérience du fondeur qui doit laisser  le juste temps nécessaire à la cire pour se refroidir. C'est cette épaisseur qui sera l'épaisseur définitive de la pièce en bronze.



















Ensuite l'excédent de cire est vidé du moule.
Il y aura autant d'épreuves en cire que de tirages : 12 au maximum,8 numérotées de 1 à 8 en chiffres arabes et 4 épreuves d'artistes numérotées en chiffres romains et toutes signées par l'artiste.

Signature et numéro du tirage.





















Après séchage, le moule en silicone est ouvert pour en retirer l'épreuve en cire. C'est à ce moment que l'artiste vient vérifier que l'épreuve  est fidèle à la pièce originelle, sans défaut, petits coups et autres accrocs.






La pièce originale à gauche, les épreuves en cire à droite.
Après ce contrôle vient alors l'opération dite de "grappage" : on ajoute des tiges de cires au moule, de façon à faire un passage pour le bronze lors de la coulée.
Puis le moule en cire est placé dans un cylindre métallique, dans lequel on coule du plâtre réfractaire qui l'englobe complètement.
Le cylindre plâtré est mis ensuite au four pour être cuit et pendant cette opération la cire fond dans le four. Elle est "perdue".
La cuisson en fonction de la taille des pièces peut durer entre 50 et 70 heures : il y a montée en température, stabilisation ,à un maximum de 800 ° et ensuite descente en température. 
Après la sortie du cylindre du four et le refroidissement du plâtre toujours en fonction de la pièce à couler, vient enfin le moment de la coulée de bronze qui selon le fondeur est un moment magnifique, très rapide mais très beau, avec le bronze rouge comme de la lave en fusion.
Peut-être aurais-je la chance de revenir lors de cette dernière opération ?
Epreuve en cire.


Ensuite un autre métier de finition est nécessaire : celui du patinage de la pièce. Il faut en effet nettoyer la pièce, l'ébarber des bavures, et donner une patine avec des acides. Un mystère que j'aurai peut-être le plaisir de voir un autre jour. 
Je comprends mieux désormais la réalisation d'un bronze et la magie de ce travail. J'espère que pour vous aussi, c'est plus clair.










Voici les bronzes terminés avec trois patines différentes.


Site de Georges ;  http://georgesgilbertcazeneuve.com/